Irina



Liliane
 Née le 29/071940 à Alger
Situation familiale (en 1962) :  Mariée , 2 enfants et 8 frères et sœurs.
Métier 
 (avant l'exil) : Mécanographe sur IBM (International Business Machines)
 (plusieurs années après) : mère au foyer
Date de l'exil : juin 1962
Départ : Alger
Arrivée : Marseille puis Paris
Pourquoi est-elle partie ? Indépendance de l'Algérie
 Comment a-t-elle voyagé ?  En paquebot

       L'histoire que je vais vous raconter est celle de ma grand-mère. C'était en  1962, elle avait alors 22 ans ; une fois la guerre d'Algérie terminée, certains Algériens furent obligés à quitter l'Algérie pour vivre en France. Ces Algériens étaient en fait juifs. Il y eut donc plusieurs vagues successives de migration, d'avril à juillet 1962, de l'Algérie vers la France métropolitaine. On a alors appelé cela l'exode des pieds noirs (Français originaires d'Algérie).
       Ma grand-mère et sa famille durent donc quitter leur appartement à Alger. Ils emmenèrent avec eux seulement 2 valises, car en effet, ils avaient tout laissés dans leur dernier appartement. Ils s'y étaient installés peu de temps avant  la fin de la guerre attendant de voir comment allait se dérouler la situation, et vivaient avec le nécessaire (chaises, tables, lits... ).
         Ils voyagèrent de nuit en paquebot : le trajet dura entre 7 et 10 heures. Une fois arrivés à Marseille, ils sont ensuite remontés près de Paris où la sœur de ma grand-mère les hébergèrent.
       Plusieurs semaines après, ils trouvèrent un petit studio où ils emménagèrent. Seulement, l'appartement était beaucoup trop petit : ils vivaient dans 15 m2 pour 4. Cet hiver-là, il faisait – 20 degrés mais il n'y avait ni d'eau chaude ni de chauffage, et les toilettes étaient dans une cour où il fallait descendre. Ils restèrent 9 mois dans cet appartement et vivaient avec l'argent que mon grand-père gagnait.
          Plus tard, ils trouvèrent un nouveau logement à Igny, où ils vivaient cette fois-ci dans de meilleures conditions. Quelques temps après, ma grand-mère trouva un nouveau travail qui ne fus pas facile pour autant mais leur vie reprit cependant un cours normal.

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